Le guide complet sur la fibrillation auriculaire et son traitement
La fibrillation auriculaire (FA) est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent. Elle se caractérise par une activité électrique anarchique des oreillettes (cavités supérieures du cœur), entraînant une contraction rapide et irrégulière.
Au lieu de battre de manière coordonnée, les oreillettes "frémissent" ou "fibrillent", ce qui empêche le sang d'être pompé efficacement vers les ventricules, puis vers le reste du corps.
Épisodes occasionnels qui surviennent spontanément et se terminent d'eux-mêmes.
Épisodes qui durent plus de 7 jours et nécessitent une intervention médicale.
Fibrillation auriculaire continue où le rythme normal ne peut être rétabli.
Les symptômes de la fibrillation auriculaire varient d'une personne à l'autre. Certaines personnes ne ressentent aucun symptôme, tandis que d'autres peuvent présenter des signes importants.
Battements cardiaques irréguliers, rapides ou sensation de cœur qui "s'emballe"
Difficulté à respirer, même au repos ou lors d'activités légères
Sensation de faiblesse, manque d'énergie inhabituel
Vertiges, sensation d'évanouissement ou malaises
Gêne ou douleur au niveau de la poitrine
Difficulté à maintenir une activité physique normale
Certaines personnes atteintes de fibrillation auriculaire ne présentent aucun symptôme. C'est pourquoi un suivi régulier et la détection précoce sont essentiels, notamment chez les personnes à risque.
Principal facteur de risque modifiable
Le risque augmente significativement avec l'âge
Insuffisance cardiaque, valvulopathies
Augmente le risque de développer une FA
Facteur de risque important et modifiable
Trouble respiratoire nocturne associé à la FA
Augmente significativement le risque
L'excès d'alcool peut déclencher des épisodes
La fibrillation auriculaire est responsable de 20 à 30% des AVC ischémiques. Lorsque les oreillettes ne se contractent pas correctement, le sang peut stagner et former des caillots. Si un caillot se détache et migre vers le cerveau, il peut provoquer un AVC.
Un rythme cardiaque irrégulier peut affaiblir le muscle cardiaque et réduire sa capacité de pompage
L'inefficacité du pompage cardiaque peut entraîner une fatigue persistante et une diminution de la qualité de vie
Une mauvaise circulation sanguine peut affecter les fonctions cérébrales à long terme
Examen de référence qui enregistre l'activité électrique du cœur. Il permet de visualiser le rythme cardiaque irrégulier caractéristique de la FA.
Enregistrement continu de 24 à 48 heures pour détecter les épisodes intermittents de fibrillation auriculaire.
Test qui enregistre le rythme cardiaque pendant et après un exercice physique pour détecter les anomalies.
Une montre connectée avec ECG permet d’enregistrer un tracé du rythme cardiaque lors des symptômes et d’aider à identifier des épisodes de fibrillation atriale ou d’arythmie
Dispositifs implantables ou portables permettant un suivi du rythme cardiaque sur plusieurs semaines ou mois.
Une simple prise de pouls régulière peut aider à détecter un rythme cardiaque irrégulier et conduire à un diagnostic précoce.
Le traitement de la fibrillation auriculaire vise à contrôler le rythme cardiaque, prévenir les complications et améliorer la qualité de vie.
Objectif : Prévenir la formation de caillots sanguins et réduire le risque d'AVC
Ces médicaments "fluidifient" le sang et constituent souvent la pierre angulaire du traitement pour réduire le risque d'AVC.
Objectif : Rétablir et maintenir un rythme cardiaque normal
Médicaments qui agissent sur l'activité électrique du cœur pour contrôler le rythme.
Objectif : Ralentir le rythme cardiaque à un niveau plus acceptable
Bêtabloquants ou inhibiteurs calciques pour contrôler la vitesse des battements cardiaques.
Procédure : Choc électrique contrôlé pour rétablir le rythme normal
Réalisée sous anesthésie brève, cette intervention synchronise l'activité électrique du cœur et restaure le rythme sinusal normal.
L'ablation par cathéter est aujourd'hui considérée comme le traitement de référence pour la fibrillation auriculaire, particulièrement pour les formes paroxystiques et persistantes. Cette procédure mini-invasive offre une solution curative avec d'excellents taux de réussite.
Principe : Utilisation d'énergie thermique (chaleur) pour détruire les zones responsables de l'arythmie
L'ablation est réalisée avec l'assistance de systèmes de cartographie électro-anatomique 3D qui créent une reconstruction tridimensionnelle du cœur en temps réel. Cette technologie permet :
L'ablation par radiofréquence est une procédure sûre, mais comme toute intervention médicale, elle comporte des risques rares
Notre équipe expérimentée minimise les risques grâce à une expertise reconnue et des technologies de pointe. Plus de 1000 ablations réalisées chaque année garantissent une maîtrise technique optimale.
Ecchymose au niveau de l'aine, résolution spontanée
Episodes temporaires normaux en période post-opératoire
Malaise passager sans gravité
Épanchement sanguin autour du cœur, traitable
Risque embolique extrêmement rare
Atteinte nerveuse rare, souvent réversible
Nécessitant exceptionnellement un pacemaker
Spécifique à l'ablation de FA, très rare
Tous ces risques vous seront expliqués en détail lors de la consultation pré-opératoire. Le rapport bénéfice/risque est soigneusement évalué pour chaque patient afin de garantir la meilleure décision thérapeutique.
Si entrée la veille ou arrivée le matin même (J0)
Si prise en charge en ambulatoire
L'intervention est réalisée sous anesthésie (locale ou générale selon le cas), vous ne ressentez donc pas de douleur pendant la procédure. Après l'intervention, une légère gêne au point de ponction est possible mais bien contrôlée par des antalgiques simples.
Comme toute intervention, l'ablation comporte des risques minimes : hématome au point de ponction (1-2%), péricardite (1%), complications plus rares (< 1%) comme la tamponnade ou l'AVC. Ces risques sont minimisés par l'expertise du rythmologue et les technologies modernes.
La plupart des patients reprennent une activité normale en 1 semaine. Il est recommandé d'éviter les efforts intenses pendant 2 semaines. La récupération complète prend généralement 4 à 6 semaines.
Les anticoagulants sont généralement poursuivis pendant au moins 2-3 mois après l'ablation. Les antiarythmiques peuvent être progressivement réduits ou arrêtés selon l'évolution. La décision est prise au cas par cas lors du suivi.
Pour la FA paroxystique, le taux de succès est de 70-85% après une seule procédure. Pour la FA persistante, il est de 60-70%. Une seconde procédure peut être nécessaire dans 15-20% des cas pour optimiser les résultats.
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